Temps d’attente n’est pas seulement un recueil de poésie, mais une traversée vitale à travers les territoires incertains du moi. Conçu à partir d’une profonde conscience de la finitude — accentuée par le contexte pandémique et biographique de l’auteur —, ce livre propose une méditation lyrique sur l’existence humaine, traversée par trois vecteurs essentiels ou clefs d'une poétique de l'attente : la vulnérabilité, le transitoire et l’identité. À travers ces axes, le poète esquisse une sorte de cartographie de l’humain, qui ne cherche pas des réponses définitives, mais des formulations délicates, fragmentaires et magnifiquement exposées de notre condition humaine.
1. La vulnérabilité : la fragilité comme centre ontologique
Dès les premiers vers — « T’ai-je
déjà dit mon nom ? » — le locuteur poétique ne se présente pas comme une
figure omnisciente, mais comme un corps exposé, ouvert aux intempéries du
monde. La question qui donne son titre au poème inaugural n’est ni rhétorique
ni nostalgique, mais existentielle : il s’agit d’affirmer la précarité du moi,
d’accepter que ce qui est le plus propre (le nom, la voix, l’histoire) soit
constamment en risque de dissolution.
La vulnérabilité, en ce sens, n’est pas un accident, mais une structure fondamentale de l’être. Les poèmes ‘Jacinthe’, ‘Le Rouge-gorge’, ‘Tremblement’ ou ‘Mémoire’ recueillent des images où la faiblesse, l’indéfense ou la mort ne se cachent pas, mais se poétisent comme des marques constitutives. Le moi n’est pas ici une forteresse inexpugnable, mais une « petite graine de la mémoire » ou une « goutte de pluie » capable d’intuition des océans.
Dans Temps d’attente, la reconnaissance de sa propre vulnérabilité ne conduit pas à l’angoisse, mais au chant. C’est là la grande paradoxale poétique du livre : là où l’on expérimente la limite, surgit aussi la célébration.
2. Le transitoire : le temps comme espace de révélation
Le titre du recueil fait explicitement référence à l’expérience de l’attente : cet interrègne entre ce qui fut et ce qui sera, ce « temps suspendu » (en suspense) vécu collectivement durant la pandémie et que l’auteur transforme en métaphore de l’existence.
Le transitoire est thématisé à travers de multiples registres : le voyage (‘Les Ithaques’), l’enfance (‘Le Soir’, ‘Enfance’), la mort (‘L’Obscurité’, ‘Incertitudes II’), le souvenir (‘La couleur de la mémoire’, ‘Le Souvenir’), et même la transformation du corps et du langage. La notion que tout s’écoule, tout passe, traverse le recueil avec sérénité, jamais tragique. « Je sais ce que je suis, en ce non-temps, en ce non-lieu », dit l’un des textes les plus introspectifs.
Il y a une volonté claire de suspendre le temps par l’évocation. Des lieux comme Venise, Sefarad, la médina de Fès ou le Café Hafa, ainsi que des figures mythiques (Ulysse, Didon, les archanges vénitiens), ne sont pas évoqués comme des cartes postales, mais comme des intensifications du présent. Ainsi, Temps d’attente s’inscrit dans la tradition horacienne du carpe diem, mais sans hédonisme ni urgence : le temps ne se consume pas, il se vit, comme dirait Spinoza.
3. L’identité : le moi comme territoire narratif et poétique
Le troisième axe — l’identité — fonctionne comme liant des précédents. Le sujet qui parle dans ces poèmes n’est pas un, mais multiple : fils, voyageur, orphelin, enfant, vieillard, amant, exilé, oriental, poète. Chaque poème est une tentative de se dire, un masque qui révèle plus qu’il ne cache. Dans ‘Je suis l’Orient’ se synthétise cette pluralité en affirmant une identité hybride, culturelle et symbolique, qui se réalise non pas dans l’enfermement mais dans le transit.
L’identité n’est pas une substance fixe, mais un palimpseste. C’est pourquoi un des motifs récurrents est celui du nom : « T’ai-je déjà dit mon nom ? » se demande le poète au seuil du livre. Dans plusieurs textes, le moi se dédouble, se fragmente, s’interroge. Les sections finales (Incertitudes I–IV, Final) posent des questions sans réponse, affirmant que l’identité profonde réside dans l’énigme.
La parole poétique est aussi thématisée de façon critique : « purifier ces vers / et abattre tout ce qui suppose / un artifice étranger à l’émotion ». Le désir d’authenticité formelle est un geste éthique : écrire, c’est résister à l’oubli, construire la mémoire.
Conclusion : la joie de vivre malgré le malaise existentiel
Enfin, Temps d’attente est une
célébration de l’existence dans sa forme la plus essentielle : précaire,
changeante, incertaine. La poésie ne se présente pas comme un salut, mais comme
une hospitalité. Le lecteur est invité à habiter ces vers non comme visiteur,
mais comme hôte. Et dans ce geste d’ouverture, le recueil du poète devient un
chant de gratitude.
Loin de tout regret, cette œuvre offre
un témoignage lumineux du passage du temps, du tremblement des noms et de la
beauté qui réside encore dans l’acte de regarder, de se souvenir et de dire.
Comme écrit le poète : « La fin est si simple et petite, que la luxuriance
de tout ce qui a été vécu / pourrait tenir dans une petite gerbe de
mots. » Ces mots sont offerts ici avec la ferveur de celui qui sait que
cela vaut encore — encore — la peine d’attendre.
AHMED OUBALI, TRADUCTEUR
PRELIMINARES
En este ensayo presento mi 4.º libro de semiótica literaria, ilustrado con 3 relatos de suspense y enigma, cuyas tramas de violencia y erotismo son narradas en un lenguaje claro y directo, reforzado por las técnicas narrativas del género noir que expongo con mi estilo habitual, ágil y conciso, elaborado con sencillez y sin tapujos ni detalles superfluos, con intención de hacer que el lector se quede atrapado y cautivado por los temas tratados.
RESEÑA:
El libro, para ilustrar y corroborar las premisas del apartado teórico, analiza con gran realismo literario y maestría tres siniestras historias en las que se ven envueltos, a su pesar, los protagonistas, atrapando al propio lector, quien, sin darse cuenta, participará en los episodios de la trama, estupefacto por el poder devastador del mal con sus múltiples máscaras: el asesinato premeditado, la violación de la mente y del cuerpo, el vil engaño, la perversidad que devora el alma y desgarra el corazón, la inquietud ante la espera de la muerte:
- En Retrato de un maleficio, una encantadora pareja (Aida y Samir) vive felizmente... hasta que empiezan a suceder sórdidos acontecimientos programados para aniquilarlos. Su felicidad es amenazada por enemigos invisibles, retratados en la figura de un maleficio diabólico que acecha, sembrando miedo y muerte... la lucha contra este cerebro poderoso e inteligente está destinada al fracaso, máxime cuando la conspiración está cronometrada como una infernal bomba de relojería.
1. - En Tétrica mente, el asesino inventa una coartada diabólica. Congela el cadáver de su víctima durante varios días, luego lo descongela en una lejana ciudad del sur, para hacer creer a la policía que la víctima acababa de morir, estando él en otra lejana ciudad del norte.
2. - En La marca de Aisha Kandisha, el asesino en serie se hace pasar por esta legendaria y aterradora mujer.
PRINCIPALES EJES NARRATIVOS DEL LIBRO
1. El thriller psicológico
Este concepto, que significa en inglés "emocionar, conmover, estremecer", alude a la intriga y el suspense que genera el relato. “Incluso después de haber terminado de leer este libro, -me confesó un lector- no he dejado de seguir teniendo carne de gallina, y esto me ocurre con todos tus relatos”.
No obstante, hay una neta diferencia semiótica entre estos 3 thrillers y los anteriores: Esta vez he entremezclado en ellos tres subgéneros: el suspense, el misterio y el terror que, como saben, constituyen temáticas policiales diferentes. Esta vez me he centrado más en la mente del asesino que en la misma intriga detectivesca, una aportación nueva que cambia sustancialmente el enfoque habitual de mis intrigas. El lector notará, ab initio, que en ambos relatos la narración comienza in medias res, es decir, se expone la escena del crimen sin referir los episodios precedentes en los que este ocurrió, como es el caso de la aparición del cadáver de la mujer violada y mutilada en Tétrica mente. Así, instalo en paralelo el suspense y el misterio desde las primeras frases del relato: ¿quién es la mujer asesinada y violada? ¿Quién la mató, cómo y por qué? Luego, también paralelamente, sitúo el espanto o terror, al describir las escenas de violencia y al hacerse las autopsias de los cadáveres. Para lograr esta técnica narrativa de intriga-misterio-terror, es imprescindible realizar múltiples retrospecciones, mediante analepsis y prolepsis, para permitir que el lector conozca los orígenes del crimen descrito.
2. La brevedad y condensación del relato
Se preguntarán por qué razón el éxito del relato policial corto, más que el de la novela, aumenta cada vez más entre los lectores. La principal es que una novela de 300 ó 400 páginas termina aburriendo al lector que, debido a sus múltiples compromisos diarios, pierde el hilo de la interminable, aburrida y banal narración policial, y por consiguiente, el interés mismo. En estos tiempos de prisas y redes sociales, nadie tiene la paciencia de soportar tal lectura. Hoy nadie lee novelas largas con descontextualizados circunloquios e interminables contenidos diarreicos. Hoy, los lectores rehúyen los autores que hinchan sus novelas, intercalando en la historia principal varias historias superfluas.
Tal no es el caso del relato noir corto, por el que opté desde el principio. Su característica consiste en presentar muchos incentivos y cebos a todos los niveles, desde el argumento hasta el desenlace, incluyendo la intriga, los personajes y una breve complejidad narrativa. La emoción mueve cada uno de estos niveles, y el lector queda enganchado hasta terminar el thriller. Hoy, todos preferimos la lectura de varios relatos en 100 páginas a la de una sola historia aburrida de 400 páginas. “Ahora sabemos –me confesó el mismo lector- por qué tus relatos se “comen” como rosquillas”.
3. La aplastante verosimilitud de la ficción
Inyecté tanto realismo en el libro que los relatos dejan de ser ficticios. Ello se debe a varias razones: la concisa descripción que hago de los cadáveres (16 en total), la meticulosa explicación médico-legal adyacente, la impactante visualidad cinematográfica de las escenas eróticas (12 en total), el fino análisis clínico de los personajes, la fina y adecuada reproducción del ambiente exótico, enfocado desde diferentes sentidos. Para lograr esta abrumadora verosimilitud, me apoyo en tres influencias básicas: mi carrera de docente (enseñé semiótica literaria), mi interés por la narratología y el psicoanálisis, y mi fascinación por el cine, desde niño, en particular el de Hitchcock.
4. Una peculiar y meticulosa descripción científica y médico-legal
Leyendo este libro, y los 4 ya publicados, muchos se quedaron admirados por las descripciones científicas y médico-legales que aporto. No soy experto ni especialista. El secreto está en preparar una documentación seria y ardua. Esta es la parte de la creación que más me cuesta, después de programar la coherencia de las pistas y las pruebas criminales concurrentes. Sería ridículo pretender tener la formación de un médico forense, la de un abogado, un criminólogo o un psiquiatra. Tampoco un relato corto admite que se extienda en estas disciplinas. Mi lectura de los escritores clásicos del género me dotó de un amplio vocabulario criminológico y, por ser mis relatos cortos, las descripciones que doy son siempre breves y sin detalles superfluos. Pero me documento mucho. Busco siempre asesoramiento directo para meterme en la piel de un inspector, un abogado, un juez, un forense, un psiquiatra, un asesino, hasta de una mujer, niña o anciana. Me identifico con la víctima atrapada en las garras de su verdugo, con un piloto de avión o de barco, en peligro de muerte. Hay escritores que omiten (por pereza o falta de tiempo) este aspecto científico inherente al género. Creo que eso es defraudar al lector y dejar de ser un autor honesto.
5. El personal del relato, destilado a cuentagotas
En la mayoría de mis relatos, suelo optar por el narrador en tercera persona, siendo este uno de los elementos estructurales fundamentales de la narración. Por ser omnisciente, actúa como un dios, pero su voz y presencia quedan siempre imperceptibles e invisibles. Este es preferible al narrador en primera persona, por no ser omnisciente. En cuanto a los personajes, no suelen ser llenos ni impactantes en relatos cortos. Solo los protagonistas hacen excepción a la regla, y suelen estar más elaborados y ricos en matices psicológicos, casi como en la novela. Para lograrlo, elaboro fichas individuales reales (Cfr. Guía del Lector que encabeza cada relato), con caracteres vivos y familiares (de un villano y su contrario), que hacen que el lector tenga siempre la sensación de que los conoce, aprecie o desprecie.
6. El lector secuestrado por el relato
En la línea de Barthes y Eco, confirmo que el lector es más importante que el propio autor, porque permite que perdure la obra literaria. De hecho, el texto que escribe el autor solo es real y palpable cuando se lo apropia el lector: tanto el autor como el lector, nunca cesan de reescribir y reelaborar respectiva e inconscientemente el texto, sin nunca reconstituirlo definitivamente. Por otra parte, el lector busca identificarse al héroe (¡Y también al villano!), exorcizarse, instruirse, adquiriendo experiencias, distraerse y superar sus complejos. Necesita, en definitiva, evadirse de la vulgar y monótona cotidianeidad. Esta situación -aunque basada sin duda en la fabulación, el surrealismo y la sublimación- es la que precisamente instituye la función social y artística de la literatura.
7. El crimen como diversión
A los autores del género negro nos gusta matar (¡ficticiamente, claro!) en ambientes macabros, creando fuertes emociones, espeluznantes violaciones, manchas de sangre por doquier. Esta es, sin duda, una forma de martirizar sádicamente al lector.
Pero recuerden que todo esto es una pura ficción. La persona asesinada o violada no lo es realmente. El perro que muerde o el muerto que resucita están hechos de tinta y papel. En una novela solo hay palabras en papel y tinta, y el objetivo de la lectura es divertirse y pasarlo en grande. En mi Blog, que se titula precisamente “Escribir es mentir”, doy detalles sobre esta opinión, presento a la literatura como pura mentira, pero cuya ficción consiste en crear emociones reales y concretas en nosotros. Esta es la auténtica y única función de la literatura. Por eso se la llama obra artística. Una función que, dicho de paso, excluye cualquier compromiso social y solo instaura el juego de la imaginación.
8. La lectura como una partida de ajedrez
Intento hacer que el lector experimente otro tipo de martirio real, pero excitante, causado por el suspense en las peripecias que lee, No todos los lectores son iguales, por supuesto. Pero la mayoría, y lo sé por testimonios, cae en la trampa siguiente: cuando empieza a leer el relato, el lector cree saber a pies juntillas "por dónde van a ir los tiros". Está seguro de quién es el asesino. Pero al llegar al desenlace, el relato da un giro de 180 grados que lo deja frustrado y perplejo, en situación de jaque mate, aunque sí, maravillado por la nueva situación final. Este juego de ajedrez se logra de forma muy simple: Lo primero en que pienso, al imaginar un relato, es cómo terminar la historia de forma sorpresiva, es decir, cómo lograr el efecto de sorpresa en el lector, definido por Poe. Luego imagino la trama y la intriga, y finalmente, pienso en el inicio. Y al redactar todo el relato, invierto estas etapas en su estado coherente y lógico, sin dejar nada al azar".
9. Mi temática principal es radiografiar la mente asesina
La mente asesina del villano es compleja. Interesa a los especialistas y nos fascina como autores y lectores. Poner al desnudo la infinita maldad humana es el objetivo que siempre me he propuesto. Esta se reduce, en mis narraciones, a 4 males fundamentales, ilustrados por el crimen violento, el miedo absoluto, el sexo perverso y el dinero sucio. Esta reducción se justifica por representar estos males todos los demás. Son la metáfora de la Caja de Pandora o la de los 7 pecados capitales. El mal está en nosotros. Hay personas que nunca piensan hacer daño a los demás, pero, de repente, pueden matar en circunstancias imprevisibles. Todos llevamos un asesino dentro. Este puede o no manifestarse. En el presente libro, los protagonistas se ven obligados a cometer varios asesinatos, uno, en defensa propia; el otro, por venganza. En cuanto a los villanos, asesinos en serie, lo hacen, por ser el primero, psicótico, el otro, psicópata, el último, sociópata.
Elegancia en la descripción de la violencia física y sexual
Si una de las características del género negro es la descripción explícita, chocante y escandalosa de la violencia, en mis narraciones, en cambio, esta es furtivamente evocada, descrita con discreción y elegancia, como para eximir al lector de ella. Pienso que la crueldad explícita y ostentosa impacta más si es solo sugerida y mostrada con tacto. En estos relatos, los temas dolorosos y macabros que evoco son secuencias de escenarios que solo adquieren sentido explosivo en la mente del lector. Por ejemplo, el tema de la violación y muerte de Munia, Bilal y Umaima, flota en todo el relato, haciendo que el lector, al sustituirse al policía que investiga dichos crímenes, viva la situación con más angustia y suspense.
En el tercer relato, tienen un ejemplo de hasta dónde llega la depravación sexual y criminal del villano, pero descrita de forma elegante: minutos después de haber violado y matado, el asesino serial se ducha y va tranquilamente a comer y escuchar música, como si nada hubiese ocurrido. Sale luego a ligar, fingiendo ser una persona afable, educada y hasta simpática. Esto recuerda que cualquiera de nosotros puede albergar una mente asesina. Esta puede manifestarse bajo múltiples formas: agresión, robo, violación, maltrato, y hasta el homicidio sin ningún escrúpulo. Y por mil razones: por naturaleza y por estar en sociedad. Algunos te pueden matar por el simple hecho de que no compartas sus creencias. Como en la horda primitiva. Otros, lo hacen por sobrevivir. Otros, por esclavizar a los demás. Por sadismo. Por inflar su narcisismo. Sentirse poderoso frente al débil. Creo que nunca seremos felices, incluso normales, mientras nos subyuguen los 7 pecados capitales, pasiones responsables de favorecer el crimen. Los naturalistas, los filósofos y los criminólogos lo han explicado mejor que yo.
Me he especializado en los temas del miedo, el asesinato y el erotismo, pero en todos ellos intercalo múltiples temas optimistas, llenos de alegría, ternura, sosiego y distracción de todo tipo. He escogido 2 escenarios opuestos, sacados de Tétrica mente, dejando los del homicidio y el sexo perverso a la entera elección del lector, puesto que son descritos con tal violencia y lujuria que pueden herir la sensibilidad del oyente.
1. Gastronomía:
"(…) El aludido asintió con entusiasmo, apreciando la ironía del joven. Se levantaron todos y fueron a sentarse en las mtarbas, alrededor de la mesa grande. El inspector Busif recorrió la comida con la mirada. Esperaba encontrar cuscús o alguna tortilla de patatas. Pero le costó dar crédito a sus ojos. Los platos contenían una amplia variedad de alimentos. Optó por el plato de albóndigas con carne molida; Samira escogió el de un pastel relleno de requesón; Bilal, por el de arroz con trozos de pollo y pasas; Umaima escogió el de salchichas de hígado con ajo, cebolla y pimiento rojo; Tarik prefirió fideos con huevos cocidos y ajo; y Tawfik, sopa y carne de cordero. Comieron con gula, pero en silencio. Abdulá servía, con aire ceremonioso, agua mineral, zumos y limonada casera. Trajo luego el postre que consistía en tartas redondas de fruta, diferentes flanes, pasteles tradicionales, chubakias y cuernos de gacela".
2. Espanto:
"(…) Levantó con cautela la tapa de la heladera, mirando en el interior, y lo que vio, al encenderse la luz del aparato, le puso los pelos de punta. Su mente tardó algún tiempo en aceptar el testimonio de sus ojos, y aun así, no estaba seguro de lo que había visto: en lugar de helados, descubrió el cadáver helado de Hasán Yakubi, su jefe, con un tremendo y visible golpe en la sien izquierda. Estaba inclinado sobre uno de sus costados, con la columna haciendo una ligera curva hacia adelante y las rodillas recogidas, como un feto en el vientre materno. La inesperada, brusca y siniestra imagen lo golpeó en lo más hondo de su ser, subiéndole la bilis y la sensación de vomitar. Creyéndose víctima de una alucinación, volvió a observar fijamente el cadáver, mientras una corriente, como las garras de la muerte, le recorría la médula espinal, la sangre golpeándole en la cabeza. Soltó la tapa, como desprendiéndose de un hierro al rojo vivo, dio un paso atrás y, presa del pánico más grande de su vida, los ojos desorbitados, salió del vehículo y echó a correr por el campo, sin aliento, el corazón latiéndole desmesuradamente. Pero se detuvo de repente, debajo de un árbol, y se quedó absolutamente inmóvil. Con un sentimiento de horror que lo recorrió de la cabeza a los pies, se dio cuenta de que no podía escapar, ya que muchos lo habían visto conducir la furgoneta. Profirió maldiciones, mientras una bofetada de aire caliente y húmedo, le sacudía el rostro, animándole a tratar de entender la historia que lo llevó hasta allí. Aún transpirando y con la mitad de la mente paralizada, el ritmo del corazón acelerado, se armó de coraje y volvió al coche. Cerró de golpe la puerta trasera, que restalló como un latigazo, y se puso al volante. ¡El suelo se abría bajo sus pies y se vio engullido por el abismo! ¡Tenía que hacer desaparecer el cadáver de Yakubi!".
11. ¿Alguna moral transmitida, terminada la lectura?
No. No soy un escritor comprometido. No se hace política con ficciones. Pero si hubiera un supuesto mensaje transmitido, este sería, utilizando una metáfora inusual, el siguiente: los disparos a quemarropa, que se oyen en mis relatos, tienen como único blanco a 2 asesinos seriales, responsables de toda la maldad humana: las mortíferas supersticiones milenarias y las pasiones negativas y perniciosas que son los 7 pecados capitales. Disparando contra ellos, es la mejor forma de eliminarlos o subyugarlos, evitando así que lo hiciesen ellos-mismos.
Cultivemos, pues, la flor de la ética laica (Spinoza) para elevarnos por encima de la barbarie. Para no volver al tenebroso punto de partida donde, en el principio, era el Deseo… generador de todos los crímenes.
WEBGRAFÍA SELECTA
EL SEGUNDO RELATO DEL LIBRO EN AUDIO:
https://www.ivoox.com/podcast-tetrica-mente_sq_f12335539_1.html
CV DEL AUTOR
https://ahmedoubali.blogspot.com/p/cv-de-ahmed-oubali.html
ENTREVISTAS ANTERIORES




































2 comentarios:
buena inf
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